Comment l’expertise de Radio Prima, radio associative, ouvre les portes de la RTBF ?

Scritto da il 4 Maggio 2021

Temps de lecture : 19 minutes

Le Service Presse de Radio Prima, sous la plume de Gabrielle De Sacco, stagiaire étudiante en 2ème année de communication à la HEPL, part à la rencontre de Nicolas Defacqz, aussi étudiant en 2ème année de communication à la HEPL et passionné par la radio. Après son stage de 1ère année à Radio Prima, Nicolas reste très attaché et toujours plus impliqué dans la radio au Cœur de vos Racines. Cette année, il effectue son stage chez Vivacité à Namur, et nous reçoit pour parler de son parcours en compagnie de Melchior Di Gregorio, directeur de projet de Radio Prima et ancien maître de stage de Nicolas, et de Terry Lemmens, animateur à Vivacité et maître de stage actuel de Nicolas.

Comment passer de Radio Prima Liège, radio associative et indépendante, à la RTBF ? Les réponses avec Nicolas Defacqz !

Radio Prima : Nicolas, peux-tu nous parler de tes tâches quotidiennes durant ton stage à Vivacité?

Nicolas Defacqz : Les tâches changent au fil des jours. Il y a eu la découverte du studio et des programmes, l’écriture d’agendas, la prise de contact pour des interviews, du montage, réaliser une conduite. Mais aussi apprendre à poser sa voix et à écrire correctement pour un public de radio. Je travaille en équipe.

Radio Prima : Terry, quels sont les moyens mis à la disposition de Nicolas pour réaliser ces tâches ?

Terry Lemmens : Déjà, l’accès au bâtiment : c’est un bâtiment sécurisé avec badge. Nicolas est intégré au bureau du 2ème étage, lieu de préparation de l’émission, et a un ordinateur pour accéder à l’intranet : toute la RTBF travaille avec un intranet, sur lequel on peut retrouver les conduites d’émissions qui sont modifiées par les programmateurs, et les durées des pubs éditées par la régie de publicité. C’est aussi grâce à cet ordinateur que Nicolas a accès à tous les logiciels utilisés pour la fabrication de l’antenne, comme la suite Office. Les conducteurs sont réalisés sur Excel avec une série de formules qui permet de calculer automatiquement les timings. Il y a d’autres outils, comme Sharepoint, qui est aussi dans la suite Office et qui est très implémenté dans la RTBF et qui comporte les infos qui concernent toutes les émissions et les regroupe dans un seul endroit.

Il y a également le logiciel OpenMedia qui est aussi un logiciel de conduite qui permet, avant tout de recevoir tout ce qui est dépêches info trafic et dépêche d’information.

Nicolas a également accès au logiciel Netia, un logiciel de montage avec lequel sont fabriquées et montées les interviews. Les interviews sont par la suite diffusées via un autre programme de la suite Netia.

Radio Prima : Terry, en tant qu’ancien étudiant de communication de la HEPL, pourquoi avoir accepté qu’un étudiant de 2ème puisse réaliser son stage chez vous ?

T.L : C’est un juste retour des choses par rapport à ma propre expérience puisque j’ai eu la chance d’intégrer la RTBF quand j’étais moi-même en 2ème année de stage à la Haute Ecole, alors appelée Léon-Eli Troclet. J’ai eu la chance qu’un maitre de stage me prenne sous son aile, et même plusieurs personnes. Michel Vincent, dans un premier temps, m’a accepté en stage et m’a permis de comprendre ce qu’était la radio au sein de la RTBF. Par la suite, j’ai pu être accompagné par des personnes comme Philippe Jacquemin, Joelle Saive, Gabrielle Davroy, qui m’ont vraiment mis le pied à l’étrier et qui m’ont donné la chance d’être sur antenne, de pouvoir m’exprimer, de pouvoir faire mes premières armes… Bon, ma toute 1ère émission solo c’était une chèvre qui présentait l’émission tellement j’étais stressé mais bon, j’ai eu la chance de le faire et j’estime que si on a pris le temps de me donner cette chance et de me transmettre cette passion qu’est la radio, maintenant que j’ai réussi à devenir animateur officiel à la RTBF, c’est à mon tour de pouvoir rendre tout cela et de permettre à d’autres personnes de réaliser leur rêve, d’acquérir des compétences, de transmettre cette passion et les compétences qui vont avec et permettre aux plus jeune de se faire une place aussi.

Terry Lemmens, animateur à Vivacité et maître de stage de Nicolas, est également un ancien étudiant de la HEPL

Radio Prima : Terry, à quand remonte cette passion pour la radio ?

T.L : Oh, très loin, très très loin, très très très très loin ! Depuis que je suis tout petit ! C’est une passion qui m’a été poussée aussi par mon papa quand j’étais petit. J’avais des jeux, j’aimais déjà la radio mais je jouais aussi avec d’autres choses et puis mon papa m’a dit « Ecoute, t’aimes vraiment bien ça, est-ce que t’as pas envie plutôt de te développer là-dedans ? »  Et là, c’est parti ! Quand j’étais petit je réalisais des studios à la maison. Alors, mon 1er lecteur CD était en Lego, il n’y avait pas de son qui en sortait mais bon, je m’imaginais que… Et puis après j’ai commencé à fabriquer des studios à la maison, à investir dans du matériel et puis ça a grossi, ça a grossi, ça a grossi et la passion ne m’a pas quitté. A 18 ans, j’ai intégré une radio locale, qui s’appelle Radio Ougrée-Centre, qui n’existe plus sous ce nom mais qui poursuit sa route sous d’autres noms et là, c’est l’école de l’apprentissage, c’est ce genre de radio qui permet vraiment de pouvoir se développer, de pouvoir tester des choses, d’apprendre aussi un métier et c’est super important.

Radio Prima : Terry, quel est votre rôle dans l’entreprise, la nature de votre fonction et de vos responsabilités ?

T.L : Au sein de Vivacité, ma fonction principale c’est d’accompagner les auditeurs tous les jours entre 14h et 16h. C’est une émission dite régionale, ça veut dire qu’on est diffusés non pas sur l’entièreté de la Wallonie et à Bruxelles, mais sur 3 provinces : Namur, Brabant Wallon et Luxembourg, et l’émission a pour but de mettre en avant, justement, soit les activités qui s’y passent, soit les personnes qui font quelque chose dans ces régions. Les sujets sont extrêmement variés : on peut avoir, par exemple, une personne, aujourd’hui, qui est une jeune étudiante qui voulait lancer un commerce de thé après ces études et qui, avec le Covid, s’est dit « j’ai besoin d’argent, je vais lancer mon commerce tout de suite », donc c’est quelqu’un qui se lance dans la vie. Hier on a une brasserie qui est venue nous présenter sa nouvelle bière. On a plein de sujets comme ça qui sont extrêmement variés et qui me permettent à moi de découvrir énormément de choses et ce que j’aime par-dessus tout, c’est le contact avec les gens et pouvoir échanger sur ces différentes passions qui sont proposées à l’antenne.

Radio Prima : Nicolas, tu as déjà une expérience radio – Radio Prima Liège – , as-tu en arrivant à la RTBF, des réflexes acquis qui te reviennent facilement ou tout est à redécouvrir ?

N.D : Tout n’est pas à redécouvrir, il y a des réflexes qui reviennent. Pour l’écriture de l’agenda, les premiers jours, je n’avais pas Word donc j’ai essayé de me débrouiller pour écrire un texte sur un support. Ce sont des réflexes même pour parler au micro : on est toujours dans le milieu de la radio donc il y a des réflexes qui reviennent assez rapidement. Je n’ai pas d’exemples précis pour l’instant mais c’est le même métier !

T.L  : Moi j’estime que, qu’on soit à Radio Prima, qu’on soit sur Vivacité, qu’on soit sur n’importe quelle autre radio, le média reste le même et la passion qu’on a pour faire passer des messages reste exactement la même. Alors, parfois ça peut être une différence de moyens entre les différents médias : parce que c’est une association, parce que c’est une institution qui reçoit du budget de l’état ou parce que c’est une grosse radio privée, mais à la base on fait tous le même métier et on a tous la passion de transmettre ce qu’on a envie de dire, ce qu’on a envie de partager avec les gens, et je pense que, que ce soit Radio Prima, que ce soit Vivacité ou autre, le métier est là et est aussi d’accompagner les plus jeunes qui viennent nous voir, de leur permettre de comprendre ce qu’est la radio, parce que c’est un média particulier. Tout le monde ne peut pas faire de la radio, il faut une technique particulière pour le faire et cette technique, on la retrouve partout.

Radio Prima : Melchior, en tant que premier maître de stage de Nicolas, quel est votre avis sur son évolution ?

Melchior Di Gregorio : Moi, je suis fier. Je suis fier non pas de moi mais je suis fier de toute l’équipe de Radio Prima qui a pris en main, que ce soit Nicolas ou que ce soit d’autres stagiaires. La différence qu’il y a entre Radio Prima et le stage qu’il vit, c’est qu’ici, à Vivacité, il vit une émission. A Radio Prima, il vit la radio. Il vit ce qu’est un émetteur, ce qu’est un récepteur, ce qu’est un micro HF, ce qu’est un soudage, ce qu’est un MBSTUDIO, ce qu’est une table de mixage, un jack, un in, un out, un pc qui tombe en panne, comment trouver des solutions pour réparer, le parcourt du combattant pour trouver du financement afin de poursuivre l’activité etc. On est plutôt, à Radio Prima, dans du généralisme, tandis qu’ici, à Vivacité, on est dans de la chirurgie pointue. Par rapport à son évolution, c’est le Docteur House (rires) de la FM.

Radio Prima : Nicolas, d’où te vient cette passion pour la radio ?

N.D : Très bonne question ! Au départ, j’aimais beaucoup la télévision, les génériques télé, les génériques des journaux télévisés, ça m’a toujours bien plu ! Puis j’ai très vite bifurqué sur la radio. Déjà tout petit, j’avais des studios dans ma chambre, j’imitais les animateurs de Classic 21 avec leurs grosses voix (rires) avec mon piano et tout ça. Donc voilà, ça dure depuis pas mal de temps et l’expérience que j’ai eue chez Radio Prima a confirmé mes choix, et ici aussi et donc c’est là-dedans que je veux et vais poursuivre, bien évidemment.

Radio Prima : Terry, votre parcours radio ressemble-t-il à celui de Nicolas ?

T.L  : Oui, déjà on a fait des studios dans notre chambre tous les deux (rires). Et puis cette passion d’écouter la radio, de mimer, d’imiter ce qui se fait à l’antenne, de faire des fausses émissions dans son coin, ce sont des choses que j’ai faites également par le passé parce que c’est ce qui traduit aussi la passion. C’est quelque chose qu’on ne peut pas tout de suite partager, qu’on ne peut pas tout de suite partager, c’est quelque chose qu’on a en soi, qu’il est difficile de partager avec ses parents, avec ses amis, parce qu’ils ne vivent pas du tout la même chose, qu’ils n’ont pas les mêmes centres d’intérêt donc c’est quelque chose qui est très personnel dans un premier temps et puis, quand on arrive à rentrer dans de vraies structures, à Radio Prima par exemple, ça peut être d’autres radios, Vivacité aussi, on arrive à partager les choses. C’est complètement différent et Nicolas rentre ici en 2ème année d’études en stage à la RTBF, moi j’ai fait la même chose aussi, je suis rentré à ce moment-là. Il a déjà un sacré niveau, je pense qu’il a été très bien écolé avec Melchior, et je pense qu’il y a clairement quelque chose et qu’il y a un avenir qui se dessine. Quand, comment, pourquoi, moi, je ne peux pas le décider, mais je sens qu’il y a quelque chose qui bouge.

“J’aime beaucoup accueillir Nicolas sur antenne parce qu’il y a une belle complicité qui se dégage entre nous”

Terry Lemmens


Radio Prima : Terry, vous craignez pour votre place ?
T.L : Non, (rires), non, je ne crains pas pour ma place parce que le monde de la radio est un monde un peu particulier. C’est-à-dire que quand vous arrivez dans le monde de la radio, vous démarrez, d’office pour avoir une émission, vous devez mettre quelqu’un à la porte. C’est comme ça : les grilles sont pleines, les places sont prises, donc à un moment donné, ce qui faut, c’est faire son trou, et surtout, ce qui faut, ce n’est pas arriver et se dire « je vais être animateur radio ». Il y a tellement d’autres métiers dans la radio qui sont là et qui permettent, au fur et à mesure, de faire sa place, de faire son trou, d’arriver, et puis il y a une porte qui s’ouvre et il faut rentrer dedans, il faut y aller. Ce n’est pas que je crains pour ma place avec Nicolas, loin de là, j’aime d’ailleurs beaucoup l’accueillir sur antenne parce qu’il y a une belle complicité qui se dégage entre nous, mais voilà, je sais que dans quelques années, il faudra qu’il pousse la porte qui s’ouvre devant lui, qu’il prenne la main qui lui est tendue et qu’il y aille à fond.


Radio Prima : Nicolas, pourquoi avoir voulu faire ton stage à Vivacité et pas sur une radio du privé ?
N.D : Il faut savoir qu’on se connaissait déjà un peu avant avec Terry. En 4ème secondaire, j’ai dû faire un projet sur un thème particulier, j’avais évidemment choisi le thème la radio. Un témoin devait venir en classe et j’avais pour consigne de réaliser une interview. C’est comme ça, de fil en aiguille, que je suis arrivé à Terry Lemmens. J’ai fait une interview d’une heure en classe avec lui et c’est tout naturellement que je lui ai demandé, cette année, de pouvoir effectuer mon stage ici chez Vivacité à Namur.


Radio Prima : Nicolas, concernant tes perspectives professionnelles, c’est tout vu ?
N.D : Oui, c’est ce monde-ci dans lequel je souhaite poursuivre. Comme le disait Terry, c’est vraiment un tout. J’aime beaucoup l’animation, c’est ce qui me plait. Mais il y a plein d’autres métiers autour évidemment. La programmation musicale m’intéresse énormément par exemple.

Radio Prima : Terry, quel est, selon vous, le plus gros challenge pour Nicolas pendant son stage ?

T.L : C’est de rentrer, non pas dans un moule parce qu’on ne rentre pas dans un moule en tant qu’animateur radio, mais c’est de se conformer à une image qui est voulue par une chaîne de radio. C’est-à-dire que Vivacité ne cible pas les mêmes personnes, le même public que Radio Prima, que Bel RTL, que Classic21 ou que la Première. Ce qui est donc important, c’est de comprendre à quel public on s’adresse. Il y a certaines séquences qui vont pouvoir passer sur Classic21 qui ne vont pas du tout être adaptées au public de Vivacité et ce qui est donc important c’est de comprendre quelles sont les séquences qui sont vraiment adaptées pour nous, pour notre public, qu’est-ce que notre public à envie d’entendre ? Comment a-t-il envie qu’on lui parle ? Ça dépend aussi d’une radio à l’autre, la façon de parler n’est pas la même et ça, c’est quelque chose qu’il faut apprendre et saisir.

Radio Prima : Nicolas, quelle est ta plus grosse difficulté pendant ce stage ?

Terry : La machine à café (rires) et le maître de stage en lui-même, il est pénible (rires)

Nicolas : Je vais plutôt comparer avec l’année dernière à Radio Prima. L’année dernière avec Radio Prima, on était vraiment sur une radio locale, qui n’a pas du tout le même ton que Vivacité. Ici, on est quand même dans une véritable entreprise. Déjà ça, rentrer dans une entreprise, travailler dans une entreprise, travailler sur une antenne nationale, on ne doit pas dire n’importe quoi, c’est malgré tout assez différent.

Radio Prima : Terry, Nicolas est-il votre premier stagiaire ? Sinon, lui confiez-vous les mêmes tâches qu’aux stagiaires précédents ?

T.L : Ce n’est pas le 1er stagiaire que j’ai accueilli. Enormément de stagiaires qui venaient de différentes structures. Ici, on est dans une haute école. J’ai aussi l’habitude de prendre des stagiaires qui viennent d’une formation qui est faite par Atec Radio, donc l’ASBL Perspective, qui m’envoie aussi des candidats qui ont cette passion de la radio. Les stages sont toujours un petit peu les mêmes parce que ce que j’aime bien proposer aux stagiaires, c’est s’intégrer dans l’équipe. Mon but, moi, c’est l’intégrer véritablement dans le travail qu’on fait au quotidien, en sachant que le stagiaire ne vient pas nous remplacer, mais vient apporter quelque chose.  C’est très important de comprendre qu’avant d’accueillir un stagiaire, on a un mode de fonctionnement qui est en place. Et ce mode-là, il ne faut pas qu’il soit perturbé parce qu’il y a une personne en plus.  Mon rôle, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est de transmettre, d’apprendre des choses et de pouvoir donner leur chance à d’autres, comme on m’a donné ma chance à l’époque, mais pour ça, il faut intégrer le stagiaire doucement aux différentes tâches. D’abord lui confier un petit truc, puis, un deuxième truc, puis on sent que c’est bon et on peut passer à la suite. Ce sont des étapes qui doivent être franchies. Nicolas a commencé par l’écriture, j’ai tout de suite senti que ça allait bien se passer et qu’il n’y avait pas de souci donc on va un peu plus loin avec Nicolas alors qu’avec d’autres stagiaire, j’ai passé énormément de temps à dire « attention, ce n’est pas comme ça que tu dois écrire, essaie d’attraper ce ton-là ». Avec Nicolas, ça va beaucoup plus vite donc c’est chouette, on peut avancer plus loin, on peut passer au stade de l’interview, à la préparation des interviews, je lui ai confié la conduite…

Ce sont des tâches qui sont nécessaires et qui vont nous aider dans notre travail au quotidien.

Radio Prima : Nicolas, quel est la partie la plus simple ou intuitive de ton stage ?

N.D : L’écriture ! Pas tout, évidemment, il y a toujours des choses à améliorer mais l’écriture, je sais que ça va. Par exemple, au niveau de la parole à l’antenne, aussi. Je sais m’adapter, tout le monde ne sait pas spécialement quel ton adopter devant un micro, sur la radio, selon le public. C’étaient mes facilités. Cela étant, il y a toujours évidemment moyen de s’améliorer, on est là pour ça, rien n’est acquis.

Radio Prima : Nicolas, au terme de ta 2ème semaine de stage, combien de fois as-tu déjà dit « tout à fait Terry » ?

N.D : Oh, une bonne cinquantaine de fois ! (Rires) Je n’arrête pas de dire “tout à fait”, effectivement.

Radio Prima : Nicolas, tu as déjà de l’expérience en radio (Radio Prima, école), qu’attends-tu de ton stage à Vivacité ?

N.D : Je voudrais poursuivre sur cette lancée et évoluer de plus en plus. Avec la radio de l’école, c’était apprendre à parler devant un micro, on a eu les bases. Sur Radio Prima, c’est un stage qui a été beaucoup plus court, il y a eu l’agenda, c’était aussi animer et intégrer une véritable radio pour la 1ère fois. Depuis que je suis étudiant à la HEPL, je participe régulièrement à des émissions sur “Studio Campus”. Mais on n’intègre pas véritablement une radio, on intègre plus une bande. En l’occurrence j’animais avec quelqu’un d’autre. Cela m’a appris d’animer en duo.

Effectuer mon stage chez Vivacité, c’est pouvoir poursuivre sur une radio professionnelle avec des nouvelles techniques, des nouvelles méthodes et de nouveaux programmes. C’est vraiment rentrer dans quelque chose de beaucoup plus professionnel.

Radio Prima : Terry, pouvez-vous nous parler de l’émission dans laquelle a été intégré Nicolas ?

L’émission s’appelle Vivre ici, c’est de 14h à 16h tous les jours. C’est une émission qui a évolué au fil des temps, elle s’appelait Aller-Retour avant et elle était plus calée sur les horaires du retour à domicile en fin de journée. Ici, l’émission a été déplacée de plus en plus dans le début d’après-midi, ce qui fait qu’on est avec des auditeurs qui sont soit à la maison soit au travail et qui ont un peu plus de temps pour nous écouter. Alors, on peut se permettre d’avoir des longueurs de séquence sur antenne qui sont un petit peu plus importantes. Ça pourrait être par rapport à la matinale, où ils sont dans des formats extrêmement courts parce que ça doit aller vite, parce que les gens sont pressés de partir après leur petit-déjeuner, ils sont vite dans la salle-de-bain, ils y restent 5 minutes, il faut qu’on leur donne un maximum d’informations dans ce chrono-là.

Nous, on est pas du tout dans ce type-là, on est dans une ambiance qui est beaucoup plus détendue parce que c’est l’après-midi, parce que 14h c’est l’heure officielle, pour ceux qui ont un très long temps de midi, de la fin du temps de midi. Nous pas, on mange très très vite ici (rires). Donc voilà, on est vraiment dans une émission détendue et c’est vraiment l’émission qui va faire la promotion, au sens non péjoratif du terme, de ce qui se passe dans la région. C’est vraiment ça, c’est vivre ici, ce sont les bons plans, les astuces, « Tiens, j’ai lu un bon livre, je vous file les références parce que c’est vraiment intéressant, vous allez passer un bon moment dans la lecture ». Ça va être « J’ai trouvé une activité de sortie, une bonne petite exposition sympa, vous allez passer un bon moment en famille »,…

On est aussi dans un contexte qui est vraiment familial, et donc penser aussi à toutes ces idées de sortie en famille, comme une chasse au trésor qui se passerait dans l’Abbaye de Villers-la-Ville. C’est le genre d’évènement qu’on va mettre en avant pour donner aux gens des idées pour se bouger et faire des choses chez eux.

Radio Prima : Nicolas, quels sont tes conseils pour un étudiant qui veut faire un stage à Vivacité ?

Tout d’abord, de commencer à Radio Prima (rires).

Je pense que pour faire un stage chez Vivacité, il faut avoir l’envie de faire de la radio. C’est vraiment un secteur pour lequel il faut avoir de l’intérêt. Peut-être aussi avoir déjà quelques bases parce qu’on intègre vraiment une radio professionnelle et je pense qu’il faut avoir le “truc” radio, le sentir vraiment à fond, surtout pour un stage comme celui-ci qui dure quand même quelques semaines. Je me vois mal faire un stage de quelques semaines dans quelque chose qui ne m’intéresse absolument pas. Ici, ça m’intéresse évidemment à 100% donc c’est nickel ! (Rires)

Le conseil de Nicolas aux étudiants qui veulent faire leur stage à Vivacité : commencer à Radio Prima !

Nicolas Defacqz

Radio Prima : Terry, avez-vous des conseils à donner à Nicolas ?

La machine à café est au 4ème étage (rires), depuis le début du stage, je n’en ai pas eu un seul (rires), non, je plaisante, évidemment ! Le conseil c’est de s’accrocher, de croire en soi. C’est un petit peu ce que je remarque avec tous les stagiaires qui viennent. C’est tout d’abord un manque de confiance en soi et la radio, c’est ça en fait. C’est avoir des convictions, avoir des envies et les transmettre. Pour ça, il faut avoir confiance en soi, confiance en ses capacités et c’est ce qui fait souvent défaut aux stagiaires qui arrivent, c’est cette peur, c’est « oui mais je ne vais pas oser faire ça », « oui mais le direct attention parce que je ne vais pas être capable de le faire » mais si, vas-y, lance toi ! Et à un moment donné, ce n’est pas grave, on est là, on t’encadre. Moi, je suis là, je sais que si à un moment donné il ne trouve pas un mot à l’antenne, je vais intervenir pour le relancer, pour l’aider, mais si on ne franchit pas ce pas, qui est de prendre l’antenne, d’avoir confiance et d’y aller, jamais on ne va y arriver. Ce qu’il faut c’est avoir confiance et se lancer, si on ne se lance pas, ça ne marchera jamais, et ça, c’est vraiment important. Après, pour Nicolas, il y encore un peu de travail qui doit être fait. Il y a un travail de voix qu’il doit poser, et ça c’est le cas de tout le monde dans la radio, quand on commence, il faut pouvoir poser sa voix et c’est un apprentissage. Nicolas, il a tendance à avoir des petites finales qui sont en l’air et qui vont un petit peu trop dans les aigus (rires) mais on va travailler ça ! Et puis ça reste un apprentissage.

Radio Prima : Terry, on peut aussi suivre des cours pour aller plus vite ?

Oui, mais il n’y a rien de tel que le terrain ! L’école, je suis d’accord, on apprend des choses, mais, et sans faire de reproche aucun au système scolaire, mais quand on est à la haute école, par exemple, on va avoir un professeur qui vient d’un média et ce média va vous donner une couleur parce qu’on a tous, en fonction du média où on est, on a tous une coloration, une façon de faire les choses. Un journaliste sur Bel RTL ou un journaliste sur la RTBF ou sur Vivacité ne va pas parler de la même manière : il y a un ton, il y a un style. A l’école, on apprend quelque chose, et sur le terrain, on en apprend d’autres donc je conseille vraiment de ne pas se limiter à un seul média, à une seule société parce que ça va permettre justement d’aller découvrir différents horizons, différentes façons de procéder et c’est le cas, on le voit très bien avec Radio Prima et Vivacité. Il y a une façon de faire chez Radio Prima, qui est très bien, il y a une façon de faire, chez Vivacité, qui est très bien, et en fonction du média où on est, et Nicolas en est la preuve aussi : en fonction du média, il va agir différemment et il va poser différemment les choses, et ça c’est important et heureusement qu’on a des différences entre les médias sinon, ce serait quand même triste !

Un an après son stage, Nicolas est plus actif que jamais et montre sans cesse son investissement dans la radio au Cœur de vos Racines ! Il est présent en tant qu’animateur le jeudi de 21h à 22h dans “Campus“, un nom en hommage à ses débuts de radio à la HEPL. Il anime également l’émission “Aspettando Peppe” le samedi de 9h à 11h avec Melchior et Gabrielle. Nicolas travaille également sur la communication et gère les différents réseaux sociaux de Radio Prima.

La différence qu’il y a entre Radio Prima et le stage que Nicolas vit à Vivacité, c’est qu’ici, il vit une émission. A Radio Prima, il vit la radio.

Melchior Di Gregorio

Radio Prima : Melchior, quels sont vos souhaits, vos vœux pour l’avenir de Nicolas ?

M.D.G : Ce que je souhaite à Nicolas, c’est qu’il continue à faire des stages, qu’il continue à faire des émissions sur Radio Prima et qu’il donne envie au staff de s’améliorer en l’écoutant ! Je souhaite aussi qu’il apporte à Radio Prima, l’expérience et l’expertise qu’il acquiert dans ses stages et qu’il inspire les autres bénévoles.

Radio Prima : Et vous Terry, que souhaitez-vous à Nicolas ?

T.L : Je lui souhaite le meilleur, évidemment ! J’ai eu l’occasion de l’écouter dans sin émission sur Radio Prima, dans Campus, le jeudi entre 21h et 22h, et j’ai trouvé qu’il avait un talent de dingue. Je pense que l’avenir, pour lui, il est tout tracé, c’est la radio, clairement, que ce soit à la RTBF, que ce soit ailleurs, il trouvera sa place et il pourra creuser son trou. Je lui souhaite le meilleur ! C’est un métier formidable, c’est un métier de rencontres, c’est un métier de passion, c’est un métier que j’adore faire et que je n’ai pas envie de changer. Je lui souhaite d’avoir, pas le même parcours que moi mais un meilleur parcours que moi.

Radio Prima : Nicolas, souhaites-tu dire quelques mots à Melchior et Terry qui t’ont accompagné dans ta découverte de la radio ?

Merci pour tous ces compliments, ça me touche beaucoup. Je continue ma formation, chez Radio Prima, c’est une très bonne formation et ici, chez Vivacité, je poursuis une très bonne formation. Merci à vous deux !

Nicolas entouré de Terry Lemmens et de Melchior Di Gregorio

Radio Prima : Melchior, pour le mot de la fin ?

M.D.G : Je remarque qu’on est en pleine complémentarité parce que Nicolas fait son stage à Vivacité et c’est Radio Prima qui en bénéficie, il fait son émission à Prima (“Campus” tous les jeudis de 21h à 22h – 107.4 en FM, sur radioprima.be et sur l’application) et c’est Vivacité qui profite de son expérience. Ce que je dis souvent aux nouveaux stagiaires : “A Prima, on peut se tromper, c’est l’apprentissage et la pédagogie par l’erreur.

Si vous souhaitez effectuer un stage à Radio Prima, envoyez un mail à l’adresse :

radio-prima@hotmail.com

Le 4 mai 2021

Service Presse Radio Prima : Gabrielle De Sacco , stagiaire en 2ème année de communication à la HEPL


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